Report du concert de Winston Mc Anuff & Fixi par Ceylia

Le 15 Mars, les Cuizines ont accueilli deux groupes à la personnalité forte et affirmée : Winston Mc Anuff & Fixi et Paria Binghi. Leurs mélodies reggae et groove, inspirés de l’esprit Rastafari, ont su créer une ambiance en symbiose, communiquant au public leur bonne humeur, leurs idées engagées, clamant les injustices et la complexité de la société actuelle. Ceylia, notre bénévole, nous propose un report du concert, illustré par Camille Scandrol. 

La soirée débute dans une ambiance chaleureuse avec le groupe Paria Binghi qui s’est fait connaître par ses titres s’inscrivant dans un style dub, issu du reggae jamaïcain traditionnel et s’alliant à des sonorités électro (apportées par le pianiste).

Ravi d’avoir découvert ce groupe, le public est directement rentré dans l’univers des trois artistes avec leur premier EP Il est l’heure ainsi qu’un nouveau single, Si je m’endors, extrait du prochain EP, écrits sur un ton engagé et dénonçant certaines tendances de la société actuelle. Paria Binghi décrit une philosophie très craintive de la société et du système, mais avec un appel au rassemblement et à la lutte. Le public s’est lancé emporter, chantant de pair avec le groupe, comme un hymne, apportant le bonheur collectif.

Paria Binghi (c) Camille Scandrol

Ce duo tant attendu, a fait une entrée remarquable et pleine d’énergie, à l’image de leur nouvel album, Big Brothers. En effet, l’énergie n’a pas manqué en cette deuxième partie de soirée avec le leader Winston McAnuff, ses pas de danse déjantés et sa facilité à communiquer avec le public. Ce dernier, contaminé par cette ambiance décomplexée n’hésitait pas non plus à danser et chanter, sur les rythmes reggae et groovy.

Winston McAnuff (c) Camille Scandrol

Les sessions instrumentales permettaient de donner place à des solos d’accordéon enivrants, provoquant même l’euphorie générale. Fixi, le pianiste/accordéoniste a su emporter le public grâce à l’originalité de cet instrument, qu’on n’a pourtant pas l’habitude d’entendre dans une formation reggae. Il s’en réjouit d’ailleurs : « L’accordéon est un instrument très technique et il faut des années de pratique pour savoir le maîtriser. Moi, je ne savais pas du tout en jouer, mais j’ai appris par moi-même et aujourd’hui j’arrive à ambiancer tout un public. »

Fixi (c) Camille Scandrol

Enfin, on retient la spiritualité que dégageait ces titres, aux messages de paix et de tolérance et aux leçons de vie inspirantes. Le duo formait un groupe mixte – accompagné d’une guitariste, d’un bassiste et d’une percussionniste – à l’image de la philosophie Rastafari, qui représentait la mixité et la tolérance.

 

Ceylia Edvige